Posted in Points de vue

Scandaleuse vente du Centre municipal de vacances de Saint-Jean d’Aulps

Scandaleuse vente du Centre municipal de vacances de Saint-Jean d’Aulps Posted on 14 juillet 20191 Comment

Après celle du centre d’Hossegor, la municipalité vient d’engager la vente du dernier centre de vacances municipal dont notre ville disposait : Saint-Jean D’Aulps.

Ce sont d’abord des souvenirs de nombreuses familles chelloises qui s’en vont avec ces centres communaux. Depuis plus de 50 ans, plusieurs générations de jeunes chellois avaient pu profiter de ces équipements. Cette histoire est terminée.

Alors pourquoi cette vente ? La municipalité justifie maladroitement sa décision : le « marché » des colonies de vacances se serait transformé. Cela coûterait moins cher de se « fournir » chez un prestataire privé plutôt que d’entretenir nos centres communaux. Et puis, les gens ne mettraient plus leurs enfants en colonie. M. le Maire semble ignorer qu’à Chelles comme ailleurs, un enfant sur trois ne part pas en vacances l’été. Une situation qui ne semble pas intéresser Brice Rabaste.

Plutôt que de rechercher à optimiser l’utilisation de ces centres et permettre qu’ils accueillent un maximum de séjours qui sont autant de moment de construction dans la vie d’un enfant ou d’un adolescent, d’apprentissage du collectif, plutôt que d’encourager par exemple les écoles à se saisir de cet équipement pour porter des projets innovants, notamment de classe vertes, la municipalité fait le choix de la liquidation.

Plus de 8 millions d’euros de patrimoine

Alors comment expliquer une telle vente ? Pour parler trivialement, ce sont les « bijoux de familles » que l’équipe Rabaste vend. Avec la vente de centre de Saint-Jean d’Aulps, la municipalité fait rentrer près de 2 millions d’euros. Il y a trois ans, la vente d’Hossegor avait été encore plus juteuse : 6,6 millions d’euros. Derrière les discours de M. le Maire sur la bonne gestion, la réalité est toute autre. La municipalité est allée chercher dans la vente de ces centres, les marges de manœuvre pour financer ses projets les plus coûteux, comme la vidéo-surveillance. Elle a financé du fonctionnement en se débarrassant de notre patrimoine et sur le dos des familles. Les chellois n’oublieront pas. La vente d’un patrimoine de la commune nécessiterait au contraire, un large débat avec les habitants de Chelles qui en sont les véritables propriétaire et une véritable consultation citoyenne.

1 comment

  1. J’arrive un peu tard…. certes. Ancien chellois, j’ai passé de nombreux séjours au centre de Saint Jean D’Aulps. J’y suis passé aujourd’hui, de passage à proximité. Ému de voir ce bâtiment à l’abandon, 36 ans je crois après mon derniers séjour. Ces moments ont fait de moi ce que je suis devenu. Un avocat d’affaires. J’y ai appris à skier et je crois plutôt bien. Je n’ai pas d’avis sur la gestion de la ville aujourd’hui. Je l’ai quittée. Je sais en revanche ce que je dois à la gestion passée et à cette offre de séjour. J’ai aujourd’hui 46 ans et si je suis ce que je suis, c’est sûrement grâce à cela. À ces moments passés là-bas. Vous soulignez donc à juste titre l’absence de vision, d’envie et d’audace. Et il est clair que la vidéosurveillance, quant à elle ne requiert ni vision, ni envie et encore moins d’audace. Je ne dis pas qu’elle est inutile. C’est un autre sujet. Mais que c’est facile à décider alors que d’emmener des enfants en vacances, visiblement l’est devenu bien davantage. Et ça c’est regrettable.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *