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Stop à l’incohérence sur l’essentiel

Stop à l’incohérence sur l’essentiel Posted on 19 novembre 2020Laissez un commentaire

Au nom de notre santé collective, des mesures n’ayant pas de sens, sèment la colère chez les consommateurs et les commerçants. Si aucun relâchement ne doit se faire pendant cette seconde vague de la pandémie, il importe d’avoir une directive nationale cohérente notamment sur les produits essentiels.

En cette période où les températures baissent, est ce que nous pouvons qualifier l’achat d’un vêtement pour un enfant « non essentiel » ? En cette période où la réaffirmation de la liberté d’expression est fondamentale, est ce que nous pouvons qualifier l’achat d’un livre comme « non essentiel » ? Nous pouvons nous interroger sur la définition des produits essentiels.

Le gouvernement, toujours dans la précipitation, se faisant emporter par la 2nd vague, ne s’est pas poser la question préférant élargir les interdictions de rayons dans les grandes surfaces :

“La vente des produits qui (…) sont d’ores et déjà interdits dans les commerces de proximité” seront également prohibés “dans les grandes surfaces” a annoncé le Premier ministre.

Si l’objectif est de protéger « la sécurité sanitaire des Français », il convient de fermer les lieux où la Covid 19 se propage, SANS EXCEPTION. Au lieu de cela, ce sont deux poids, deux mesures, alors qu’il faut maintenir l’approvisionnement de proximité et l’emploi. Quelle est l’étude qui démontre que la propagation du virus serait plus importante dans un petit commerce que dans une grande surface ? Les gestes barrières et l’ensemble du protocole sanitaire seraient moins bien respectés chez les petits commerçants?

Chelles n’est pas « hors-sol » face à ces directives nationales. Les commerces de proximités sont fermés, les mettant en grande difficultés financières. Certains risquent d’être obligés de « mettre la clef sous la porte » fermer, laissant encore plus de vide dans les différents quartiers de Chelles. Les commerces de proximités sont essentiels à la vie sociale des citoyens, ils doivent rouvrir maintenant.

Pendant ce temps-là, les principaux gagnants sont Amazon et compagnie. A titre d’information, Amazon a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 40% au troisième trimestre 2020.

La fermeture imposée aux commerces de proximité aggrave la situation de concurrence déloyale en sachant que les ¾ des bénéfices d’Amazon ne subissent aucune imposition. Ne serait-il pas le moment de mettre en place une taxe sur les bénéfices d’Amazon pour alimenter un plan d’aide d’urgence aux commerces impactés et notamment les librairies ?

Désormais, avec ce deuxième confinement, nous pouvons le dire : le déconfinement a raté ! Il est urgent d’en tirer les enseignements et de trouver les alternatives progressives pour le prochain déconfinement afin d’empêcher, à l’avenir, une autre vague. Ainsi, c’est le moment de réfléchir sur les « jours heureux » afin de faire barrage aux choix purement arbitraires et d’aller vers un mode de consommation dans les règles de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire). Le collectif « Faire ville ensemble » soutient les commerçants de Chelles et appelle les Chelloises et Chellois à privilégier leurs achats chez nos commerçants de proximité.

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